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 Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)

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Ygraïn
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MessageSujet: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Lun 18 Fév - 16:48

Rob Thomas

Interview réalisée au début du tournage de la saison 3


Vous avez débuté comme professeur et romancier, comment vous êtes-vous retrouvé scénariste de télévision ? Quel était l’attrait à vos yeux ?
C’est simple : le salaire est extraordinaire comparé à ce qu’on touche en écrivant des romans pour jeunes adultes. Je gagne plus d’argent en une semaine en tant que scénariste TV que je ne pourrais en gagner en un an en tant que romancier…. De plus, mon plus grand succès littéraire s’est vendu à 200 000 exemplaires alors qu’en travaillant sur l’une des séries avec le plus petit audimat, je touche 3 millions de téléspectateurs par semaine. Cette possibilité de toucher des millions de gens plutôt que des milliers fait aussi parti de l’attrait pour beaucoup d’auteurs, moi y compris. Quant à la façon dont je suis entré dans ce milieu, c’était assez étrange…. Je voulais travailler pour la télévision et j’ai rencontré brièvement et par hasard un mec qui à l’époque était le président de CBS. A l’époque, je n’avais jamais été publié, je n’avais même pas écrit mon premier roman, mais quelques années plus tard, après l’avoir terminé, je le lui ai envoyé. Il était accompagné d’une lettre lui rappelant qu’on s’était rencontré deux ans auparavant, disant que je souhaitais écrire pour la TV et lui demandant de faire parvenir le livre aux séries en production autour d’adolescents. En l’envoyant, je me suis dit qu’il y avait une chance sur un mille pour que ça marche, mais que pour trois dollars de timbres, ça valait le coup. Environ, un an après, j’ai reçu un coup de fil du mec, qui était passé de président de CBS à co-président de Sony Entertainment. Il m’a dit avoir beaucoup aimé le livre et m’a demandé si ça m’intéressait de travailler pour Angela, 15 ans. Mais malheureusement, la série n’a pas été renouvelée pour une deuxième saison… Il m’a demandé aussi si j’avais déjà écrit un scénario, à quoi j’ai dû répondre embarrassé que je n’avais rien écrit d’autres que le roman. Alors il m’a dit que si un jour, j’écrivais un scénario, il aimerait le lire. Un an plus tard, j’avais terminé un scénario pour une comédie romantique et je le lui ai envoyé. Cette fois, il m’a rappelé deux jours après pour me conseiller de développer un projet de série romantique et en me disant qu’en attendant, il avait donné mon script aux producteurs de Dawson (1998-2003), série pour laquelle je suis devenu scénariste. Parallèlement, j’ai développé Love Therapy (Cupid en vo, 1998-1999), ma première série, qui a duré une saison.

Restons sur Love Therapy : comment la série a-t-elle pris forme ? Vous étiez dans une équipe de scénaristes depuis six mois, puis vous avez eu votre propre série, c’est ça ?
Quand le type de Sony m’a appelé, il m’a dit de venir lui soumettre des idées à New York. J’avais sept idées à lui proposer et j’en étais à la quatrième quand j’ai vu qu’aucune ne lui plaisait et que je l’ennuyais. Il m’a interrompu en me disant qu’il voulait faire quelque chose de similaires aux Anges du bonheur, qu’il avait aidé à développer, mais avec le personnage de Cupidon ce qui est amusant, c’est que Cupidon était une des idées qu’il me restait à lui proposer…. Au départ, nous avions des avis très différents sur ce que devait être la série : il voulait que Cupidon soit tendre et adorable et fasse tomber les gens amoureux, bref, que ce soit vraiment Cupidon. Il voyait le vrai dieu grec, avec des pouvoirs magiques, les flèches et tout, et il voulait que Dean Cain (Loïs & Clark) interprète le rôle. Pour moi, Cupidon était un fou furieux et je voyais plutôt un gringalet comme Wallace Shawn (Preuve à l’appui) dans le rôle ! (Rire) Nous avons trouvé un terrain d’entente : Jeremy Piven (Entourage) était le compromis entre les deux acteurs et nous avons décidé de ne pas trancher, de ne jamais dire s’il s’agissait ou non du véritable Cupidon. Comme il était le président de Sony, il m’a mis entre les mains des exécutifs d’un succursale de Sony, Mandalay, lesquels m’ont aidé à développer le projet et présenté un réalisateur –qui, ironie du sort, était l’un des producteur er le réalisateur du pilote d’Angela, 15 ans. Ce réalisateur, Scott Weinen, est devenu mon associé sur Love Therapy. C’était compliqué au début ! Je n’avais écrit que deux épisodes de Dawson et je me retrouvais à la tête de ma série… J’ai dû apprendre très vite.

Comment avez-vous lancé Veronica Mars ?
Cela a été une expérience harassante… C’était après avoir traversé quatre ans d’échec créatifs, de peines et quelques ratés. J’avais signé un contrat avec la 20th Century Fox, qui me payait pour créer des séries, mais aucune n’arrivait jusqu’aux écrans, ce qui était une expérience très frustrante.

Avez-vous tourné des pilotes pour certaines de ces séries ?
J’ai tourné deux pilotes qui n’ont pas marché. J’ai failli retourner au Texas écrire des bouquins… Je ne suis pas du genre à attendre l’inspiration, d’ailleurs, peu d’auteurs professionnels ne s’asseyent pour écrire que lorsqu’ils sont inspirés, on écrit tous les jours, inspiré ou pas, mais à ce moment-là, j’ai passé environ 4 mois à m’asseoir devant mon ordinateur chaque jour sans rien écrire…. Bref, donc, pour en arriver à Veronica Mars, en fait, je l’ai écrite dans mon coin. Je n’en ai parlé à aucun studio, ni aucune chaîne, mais dès que j’ai eu terminé mon contrat avec la 20th Century Fox, après 4 longues et pénibles années, j’ai écrit la première version d’un scénario. J’étais enfin libre d’écrire ce que je voulais, sans que des bureaucrates des studios ou des chaînes viennent me donner leur avis et j’ai terminé le projet dans mon coin. Au départ, quand je l’ai écrit, je ne pensais pas que ça puisse être diffusé par un network à cause de la noirceur ambiante : l’héroïne a été violée, sa meilleure amie a été assassinée, elle a été abandonnée par sa mère et se retrouve avec son père qui est devenu le paria de la ville… Je pensais plutôt que je pourrais vendre ce projet à une chaîne câblée, à FX, HBO ou Showtime. Puis j’ai eu rendez-vous avec le petit network UPN, dont les cadres voulaient rajeunir et féminiser l’image, alors je leur ai parlé de cette idée de série sur une femme détective privée qui traînait dans mes tiroirs. Je leur ai envoyé le scénario un vendredi et ils l’ont acheté le lundi d’après… c’est devenu un peu moins noir que prévu au départ, mais c’est resté assez noir : on est loin du Club des Cinq, c’est plus proche de Twin Peaks en moins surnaturel et moins bizarre. Or, j’avais adoré Twin Peaks et en même temps, j’ai été déçu parce que ça donnait l’impression de n’aller nulle part ; j’en ai tiré la leçon qu’il faut savoir où l’on va et au moins essayé de résoudre l’intrigue et de satisfaire le public ! (Rire) je sais que c’est un reproche qu’on fait aux scénaristes de Lost, mais c’est le risque quand on écrit un pilote, parce qu’on veut désespérément accrocher le public… Ils ont dû se dire : « c’est bon, on les tient, on ne sait pas trop où on va, mais comme lancement, c’est super ». Et de fait, la série, marche bien…

Joël Silver est crédité en tant que producteur exécutif. Comment est-il arrivé sur le projet ?
C’était un mariage forcé. UPN voulait développer un projet avec lui et nous avions le même agent, qui, du coup, nous a proposés comme un lot… mais cette collaboration arrangée a très mal commencé. L’agent m’avait dit que Joël voulait seulement toucher son cachet, qu’il aurait son mot à dire sur la distribution et c’est tout et que moi, je pourrais mettre son nom au générique. Je me suis dit que ce serait bien, que ça me donnerait un peu plus de poids et il serait là pour assurer mes arrières. Mais quand Joël est arrivé, il avait des idées... (Rire). On a eu une relation houleuse pendant les six premiers mois de la série et ça s’est arrangé de façon assez géniale. Nous travaillons très bien ensemble maintenant. Joël s’occupe de la chaîne, du marketing, de la promotion, du casting des cascadeurs et de tout ce dont je ne sais pas grand-chose et moi, je fais profil bas et j’essaie de faire la série.

La première saison a un arc narratif très fort et quelques épisodes indépendants. Comment avez-vous équilibré les deux ?
C’était principalement motivé par le fait que les chaînes évitent maintenant les soap-operas pour ados, genre Beverly Hills, parce qu’elles ne se vendent pas très bien à l’étranger et en rediffusion du fait que les épisodes se suivent. Les épisodes bouclés ont tendance à mieux marcher. Donc, en créant la série, je voulais que Veronica finisse une enquête à chaque épisode. Comme dans toutes les séries de détective privé, une enquête démarre au début de l’épisode et à la fin, l’enquête est bouclée. C’était une position purement stratégique pour augmenter les chances que la série soit diffusée et honnêtement, pendant la première année, au fur et à mesure que la saison avançait, je n’étais pas sûr que le public allait vraiment s’intéresser au grand mystère autour de la mort de Lilly Kane. Cela m’inquiétait un peu : les gens allaient-ils adhérer à une intrigue qui ne serait résolue qu’à la fin de la première saison ? Et on s’est rendu compte qu’ils aimaient bien le mystère de la semaine, mais ce qui les intéressait vraiment, c’était de savoir qui avait tué Lilly. C’était ça qui les faisait revenir chaque semaine. Donc, je n’avais pas prévu qu’il y ait une grande énigme par saison, ce n’était pas comme ça que j’avais conçu la série, mais au milieu de la saison 1, j’ai reçu un coup de fil des gens de la chaine me demandant de leur présenter le grand mystère de la saison 2. J’étais d’accord avec l’idée, parce que j’avais déjà compris que c’était l’élément fort de la série pour les fans purs et durs et je savais qu’on en aurait besoin, mais je n’étais pas prêt. C’était difficile parce que les personnages réguliers de la série étaient liés à l’affaire Lilly Kane, donc, à moins d’imaginer un nouveau mystère intégrant les mêmes personnages, ce qui me paraissait un peu factice et ne me plaisait pas, il allait falloir de nouveaux personnages qui soient liés au nouveau mystère et les intégrer dans le groupe de base ;

Dans la saison 2, vous avez atténué l’importance du mystère pour privilégier les épisodes indépendants, non ?
Chaque épisode raconte une affaire qui est résolue à la fin. Le problème du mystère de la saison 2, c’est qu’il n’a pas le même impact émotionnel que l’enquête pour découvrir qui a tué la meilleure amie de l’héroïne. Mais je ne voulais pas qu’on tue chaque année un proche de Veronica, je voulais quelque chose de nouveau. Donc, en gros, il y a sept morts que le public ne connaît pas et dont Veronica n’est pas proche, du moins pour la plupart d’entre eux. Donc, l’impact émotionnel n’est pas aussi fort. Cela dit, je pense qu’on a fait un meilleur travail avec les enquêtes hebdomadaires dans cette saison, parce qu’on avait compris ce qui fait une bonne enquête et ce qui ne marche pas.

Y aura-t-il un grand mystère dans la saison 3 ?

En fait, il y en aura trois, qui ne se dérouleront pas concomitamment, mais successivement. Le premier sera résolu sur les neuf premiers épisodes, le second sur les sept suivants et le dernier sur les six derniers épisodes de la saison. Nous ne voulons pas que les gens pensent que s’ils ont raté les deux ou trois premiers épisodes, ils ne pourront plus suivre. Avec cette stratégie, nous espérons qu’ils comprendront qu’ils peuvent nous rejoindre à tout moment. Nous savons que nous n’éviterons pas éternellement l’annulation grâce aux critiques élogieuses et à la dévotion des fans, nous devons attirer de nouveaux spectateurs. En bref, nous faisons ce que nous pouvons pour inciter les gens à regarder la série et avoir un meilleur taux d’audience.
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Ygraïn
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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Lun 18 Fév - 16:49

Vous avez dit à plusieurs reprises que vous vouliez faire un mélange de série pour ado et le film noir à l’ancienne. L’objectif était-il d’adapter le film noir à l’époque actuelle, ce qu’on ne voit pas souvent ?
Oui, cela a un peu changé depuis, mais j’ai essayé de mettre tous les éléments du film noir dans la première scène du premier épisode. La première fois que l’on présente Veronica, on entend une voix-off à la Raymond Chandler, on fait un traveling sur des néons, un motel miteux, puis le bitume noir et trempé, les manigances minables qui se déroulent dans les endroits craignos, puis on découvre que c’est une jeune fille de 17 ans qui est au centre de cette histoire de privé à l’ancienne. Don, oui, j’essayais d’établir clairement des éléments noirs. Le truc, c’est que j’ai une relation amour/haine avec les voix-off. Ce qui me plaît, c’est le côté film noir de la voix-off du détective qui commente l’affaire, mais ce qui me dérange, particulièrement dans les séries pour ados, c’est qu’on s’en sert pour dire tout ce que le personnage ressent genre : « Ca m’a rendu très triste, j’ai envie de me flinguer ». C’est ce qui est souvent demandé par les chaînes. Je préfère que mes personnages soient définis par leurs actions et leurs comportements plutôt que par des dialogues.

Y a-t-il des films en particulier qui vous ont inspirés pour tout ça ?
Oui et non. Un des films que je vais mentionner est une histoire de détective, pas vraiment un film noir, quoique…. à certain niveau… Il s’agit de La Méthode Zéro (1998) de Jake Kasdan, avec Ben Stiller et Bill pullman. Ce film m’a vraiment donné envie de faire une série de détective pour la TV, parce que c’est un film moderne qui garde en même temps un petit côté Sherlock Holmes. La caractéristique du détective, du personnage de Bill pullman, c’est qu’il est plus malin que le criminel, il n’est pas question de grosses voitures ni de gros flingues. C’est un film habile et malin. Twin Peaks (1992), de David Lynch, était également une grande source d’inspiration. Assurance sur la mort (1944), de Billy Wilder, est aussi un film noir que j’adore, mais je ne sais pas s’il m’a vraiment servi pour Veronica Mars. Il y a également The Underneath (1995), un de premiers films de Steven Soderbergh, un film noir sans fioritures, qui a été tourné dans ma ville natale. C’est un film assez moyen, mais avec deux ou trois scènes de tension intense que j’avais beaucoup aimées. Enfin, Blood Simple (1984), des frères Cohen, que j’ai adoré.

Dans la saison 3, tous les personnages vont à l’université, n’est-ce pas ? Pensez-vous que le fait de les faire quitter le lycée est une évolution positive pour les auteurs ?
Beaucoup de séries qui se déroulent dans un lycée s’effondrent en effet quand elles essaient de passer à l’université, mais je ne suis pas inquiet pour nous. D’abord parce qu’en général, ces séries s’éternisent pendant 4 ans au lycée et du coup, au moment de passer à la fac, les personnages ont déjà l’air trop vieux et ce n’est pas crédible. Nous avons tournée la première, la Terminale et nous passons tout naturellement à la première année d’université. En général, je trouve que les séries sont au meilleur de leur forme pendant les saisons 2 et 3, parce qu’on passe la saison 1 à comprendre exactement en quoi consiste la série, ce qui fait que l’on est au maximum de sa créativité pour les saisons 2 et 3. Puis on commence à être à court d’idées pour les saisons 4 et 5. Donc les séries qui passent du lycée à la fac après 4 ans ont déjà épuisé leur créativité et sont au bout du rouleau. En outre, ces séries sont centrées sur la maturation des personnages, mais pas la nôtre. On en parle forcément, mais c’est avant tout une série noire sur une détective. L’intérêt de l’université, pour moi, est d’élargir le champ de possibilité pour Veronica.

Je voudrais parler de l’équipe d’auteurs : comment l’avez-vous constituée et comment est-elle organisée ?
J’avais déjà imaginé tout le premier mystère avant d’avoir engagé qui que ce soit, mais tout le monde a participé à l’élaboration des mystères des saisons 2 et 3. En gros, on construit les histoires tous ensemble. On se réunit et on décide de l’histoire, de chaque scène et des indices que l’on va donner sur le grand mystère en cours. Ensuite, chacun part écrire l’épisode qui lui a été attribué. En général, on ne vient pas au bureau pendant cette phase-là. Donc, une fois qu’on s’est tous mis d’accord, les scénaristes disparaissent pendant deux semaines écrire chacun leur épisode. Ensuite, je leur donne mes remarques sur leur script. Ils ont quelques jours pour faire les modifications requises et enfin, je me charge des finitions. Avec certains auteurs vétérans, il m’arrive de ne modifier que 5% de leur travail, mais avec les nouveaux ou les auteurs indépendants, il m’arrive parfois de réécrire 80% de l’épisode.

Il y a une vraie cohérence dans la virtuosité des dialogues, est-ce que vous faites un passage sur les scripts pour instiller le ton « Veronica Mars » ?
Ce qui est amusant, c’est que dans notre équipe d’auteurs, je n’ai pas embauché de scénaristes spécialisés dans les séries de procédures policières. J’ai embauché des gens marrants. Parfois, il peut nous arriver d’être un peu perdu sur la façon dont se déroule une enquête, mais dans l’ensemble, tout le monde écrit des textes drôles et intelligents. C’est ce que je cherche quand j’embauche, des gens qui savent écrire le genre de réparties brillantes que j’aime. On a des gens super, dans l’équipe.

On rapproche souvent Veronica Mars de Buffy. Prenez-vous cela comme un compliment ? Etiez-vous fan de la série ?
Je n’étais pas vraiment fan, non. Non pas que je n’aimais pas, mais je ne regardais pas. Maintenant, je suis tenté de regarder, mais c’est un peu dangereux pour moi. Une partie de moi ne veut pas regarder ce qu’ils ont fait, car je sais qu’on peut se trouver sur un terrain similaire… Tous les scénaristes de la ville voulaient travailler sur Buffy, à l'époque, c'était vraiment une série d'auteurs. Joss Whedon, son créateur, a été très gentil avec nous dans la presse, ce qui m’a donné envie de me pencher sur sa série et j’ai vu quelques épisodes qui m’ont plus. Mais je suis un peu perdu dans la mythologie de Buffy parce que je n’ai vu que quelques épisodes et que je ne connais pas bien l’arc narrative générale…

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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Lun 18 Fév - 20:03

ah merci d'avoir mis une interview de Rob Thomas, c'est rare ( enfin j'en ai jamais trouv" vraiment dans la presse )

et en plus c'est une interview très riche, déja je ne connaissais pas du tout son parcours avant Veronica ni comment Silver était arrivé sur le projet

mon passage préféré c'est quand il parle de son équipe de scénariste et de la plume typique VM et aussi la dernière sur Buffy!
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Anita
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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Mar 19 Fév - 9:43

Très très intéressant ! Merci Ygraïn !! cheers

C'est dommage que la série n'ait pas dépassé les 3 saisons parce que je suis entièrement d'accord avec sa théorie de la saison 4. J'avais déjà remarqué que la 4ème saison faisait souvent un flop. C'est presque une règle générale ! ^^ Ils ont bien géré le fait de faire 2 saisons au lycée et une à la fac. Mais bon, comme ils n'ont pas fait de saison 4, la théorie tombe un peu à l'eau...

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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Jeu 21 Fév - 18:10

Très sympa cette interview. J'aime bien quand il dit qu'il a été étonné que le meurtre de Lilly passionne autant, c'est marrant quand même, parce que moi je préfère suivre une intrigue qui dure toute une saison plutôt qu'une par épisode, on a plus le temps de s'attacher et il y a pas mal de séries qui fonctionnent sur ce mode.
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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Sam 23 Fév - 19:07

Bon moi j'adore les interviews des créateurs de séries. c'est souvent passionnant et j'aime apprendre comment ils en sont arrivés là, ce qui a changé par rapport à leur première idée, pourquoi..... bref la petite cuisine interne (bon évidemment ils s'attardent jamais dessus longtemps, mais bon)...

Par chance ces derniers, je trouve que ces derniers temps il y en a de plus en plus... Bien sûr, les magazines privilégient l'interview des acteurs, mais on commence aussi à entendre la voix des créateurs. ce que je trouve souvent bien plus passionnant.
J'avais adoré cette interview de Rob Thomas que j'ai trouvé intéressante, passionnante sur certains points et intelligente.
C'est pour ça que j'ai commencé par vous mettre celle-là.

Rob Thomas a l'air d'être quelqu'un d'intéressant, intelligent et attachant... comme sa série en fait...

Comme Anita, je suis d'accord avec sa théorie sur les saisons... dans les exemples qui me vient elle est bien vérifiée...
Quant à ce qu'aurait été une saison 4: vu que la chaine les avait fait bossé sur un veronica au FBI loin de Neptune avec des histoires plus indépendantes... je crains qu'elle n'aurait confirmé sa théorie et que cela aurait été bien moins passionnant...

Je suis d'accord aussi avec l'analyse de Rob Thomas sur les séries qui se passent au lycée et qui y restent trop longtemps passant très artificiellement à la fac... Je trouve que Veronica a su éviter cette écueil. Je pense que la bonne idée, avait été de commencer la série non pas au début du lycée, mais en cours (2 ans avant la fin) et que naturellement ils aient changé d'établissement en cours, sans s'attarder dessus dans la continuité des choses... j'ai même trouvé le fait que plusieurs se retrouve dans la même université (celle du coin) avait été plutôt bien amené et ne faisait pas trop artificiel (ce qui est rare)...

Et j'ai partagé aussi l'étonnement d'Audy sur son analyse des attentes du public...
Perso, je préfère aussi les arc et les "grands" mystères aux petites enquêtes par épisodes... Bien que celle-ci soient importantes pour nous permettre de respirer. J'adore les arcs, mais je n'aime pas trop qu'il n'y ait que des épisodes à suivre dans une série (c'est beaucoup plus dur à revoir et frustrant et éprouvant ... il faut qu'on puisse se poser de temps à autres....)

Sinon rien à voir, mais j'adore sa vision de Cupidon!! Wink

Citation :
Pour moi, Cupidon était un fou furieux


Et dans tous les cas, j'ai hâte de voir qu'elle sera sa prochaine création!! Happy
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Anita
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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Mer 27 Fév - 10:10

Ygraïn a écrit:
Perso, je préfère aussi les arc et les "grands" mystères aux petites enquêtes par épisodes... Bien que celle-ci soient importantes pour nous permettre de respirer.
Pour ça la saison 1 était parfaite, je trouve.
J'aime bien toutes les saisons de Veronica mais pour moi la saison 1 était de loin la meilleure. D'ailleurs, si ça avait été possible, une saison aurait suffit. Le meurtrier de Lily était démasqué, c'était nickel. En plus il y avait les petites enquêtes au fil des épisodes et le grand arc sur la mort de Lily, c'était l'idéal.

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MessageSujet: Re: Interview de Rob Thomas (Series Tv #35)   Aujourd'hui à 17:03

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